Dans le monde en 2024, 2,3 milliards de personnes souffraient d’insécurité alimentaire modérée ou grave. Derrière ce chiffre, une réalité : la malnutrition ne se résume pas au manque de nourriture.
Une famille peut cultiver ses propres terres, manger chaque jour, et malgré tout ne pas avoir accès à une alimentation suffisamment variée et nutritive. Les causes de la malnutrition sont multiples : diversité alimentaire limitée, revenus instables, difficultés agricoles, accès à l’eau ou encore changements climatiques.
Comprendre la malnutrition, c’est aussi comprendre les conditions qui permettent aux familles de mieux se nourrir durablement.
N°1. « Ne pas avoir faim, c’est être bien nourri. »
La malnutrition ne se résume pas au fait de manger suffisamment. Une personne peut avoir accès à des repas réguliers et pourtant manquer de certains nutriments essentiels.

Dans de nombreuses zones rurales, les familles dépendent fortement de quelques cultures principales. Ces aliments apportent l’énergie nécessaire au quotidien, mais une alimentation peu diversifiée peut entraîner des carences et fragiliser la santé, en particulier chez les enfants, les femmes enceintes et les personnes âgées.
Pour favoriser une alimentation plus variée, Karuna-Shechen soutient le développement de jardins nutritionnels. Cultivés par les familles elles-mêmes, ils complètent les cultures de base avec des légumes et des fruits riches en nutriments.
N°2. « La malnutrition est seulement un problème de nourriture »
La malnutrition ne se résout pas uniquement en produisant davantage de nourriture. Encore faut-il pouvoir cultiver une diversité d’aliments, disposer des ressources nécessaires et maintenir une production stable tout au long de l’année.
Dans de nombreuses communautés rurales, l’alimentation dépend fortement de l’agriculture familiale. Une sécheresse, une mauvaise récolte ou une hausse des prix peuvent rapidement fragiliser un foyer.
C’est pourquoi les programmes de sécurité alimentaire de Karuna-Shechen associent agriculture et gestion des ressources naturelles. Par exemple, des systèmes de récupération d’eau de pluie et d’irrigation permettent aux familles de mieux gérer l’eau disponible et de maintenir leurs cultures lorsque les conditions deviennent plus difficiles. L’objectif est de renforcer les conditions qui rendent une alimentation durable possible.

N°3. « Il suffit d’apporter de la nourriture pour lutter contre la malnutrition. »
Répondre à un besoin immédiat peut être essentiel dans certaines situations. Mais sur le long terme, améliorer la sécurité alimentaire demande de renforcer les capacités des communautés.

Les agriculteurs et agricultrices disposent déjà de connaissances et de savoir-faire précieux. Toutefois, de nouvelles pratiques peuvent les aider à mieux préserver leurs ressources, améliorer leurs productions ou développer de nouvelles opportunités.
Dans ses programmes, Karuna-Shechen soutient notamment des formations agricoles, la production de compost naturel, l’accès à des semences biologiques et reproductibles et la diversification des cultures. Dans certains territoires, cela passe par l’introduction de nouvelles productions comme les champignons ou certaines cultures fruitières, qui peuvent contribuer à diversifier les revenus et les sources d’alimentation.
La sécurité alimentaire ne se construit donc pas uniquement en apportant ce qui manque, mais en créant les conditions pour que les communautés puissent développer leurs propres solutions dans la durée.
En Inde comme au Népal, Karuna-Shechen travaille aux côtés des communautés pour renforcer une alimentation plus sûre et plus durable, en tenant compte de leurs réalités locales, de leurs ressources et de leurs savoir-faire.
En soutenant Karuna-Shechen, vous contribuez à créer les conditions d’une sécurité alimentaire plus durable pour les communautés en Inde et au Népal.
Sources :
Rapport de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture FAO
