Derrière ce chiffre, il y a des enfants qui découvrent leurs premières lettres, des élèves qui retrouvent le plaisir d’apprendre, des enseignants qui cherchent de nouvelles façons de transmettre.
Accompagner la scolarité, ce n’est pas seulement apprendre à lire ou à compter. C’est aussi pouvoir commencer l’école dans de bonnes conditions, découvrir en jouant, progresser à son rythme et trouver un environnement où prendre confiance. Pour que cela soit possible, il faut parfois agir auprès des enfants, parfois avec les enseignants ou les parents, et parfois améliorer l’école elle-même.
En Inde et au Népal, Karuna-Shechen adapte ainsi ses actions aux réalités locales : activités d’éveil et matériel pédagogique, accompagnement dans les écoles, formation des enseignants, implication des parents, construction ou amélioration des bâtiments scolaires.
Sur le terrain, ces actions prennent des formes très concrètes. Voici trois histoires qui montrent ce qu’elles peuvent changer dans le quotidien des enfants.
Sibani : Apprendre en jouant

À 5 ans, Sibani aime aller à l’école de son village, à Manpur, dans l’État du Jharkhand en Inde. Elle y dessine, joue et apprend avec les autres enfants.
Sa maman, Bina, a rapidement remarqué des progrès. Avant de fréquenter le centre, Sibani avait des difficultés à bien parler. En quelques mois, son langage et ses capacités d’apprentissage se sont améliorés.
« Maintenant, je comprends à quel point l’Anganwadi est important pour son développement et ses apprentissages. Ma fille aime y aller tous les jours. »
En grandissant, les besoins évoluent. À Habibpur, l’enjeu est désormais de permettre à Chandani de trouver sa place parmi les autres élèves.
Chandani : Trouver sa place
À 6 ans, Chandani vit avec ses grands-parents à Habibpur, dans l’État du Bihar. Comme aucun établissement n’était accessible à proximité, sa grand-mère cherchait une solution pour qu’elle puisse étudier. C’est une voisine qui lui a parlé de Babua School.
Au début, Chandani était timide et avait peur de venir. Aujourd’hui, elle aime retrouver ses camarades, réciter des poèmes, dessiner et jouer avec eux. Quand elle rencontre une difficulté, son enseignante l’encourage à recommencer.
« J’aime apprendre de nouvelles choses, réciter des poèmes, dessiner et jouer avec mes amis. »

Pour Chandani, tout a commencé par la possibilité de trouver une école près de chez elle. À Bijayanagar, au Népal, c’est justement cette proximité qui a été au cœur du projet.
Un lieu pensé pour les enfants
À Bijayanagar, dans les plaines de Kapilvastu au Népal, les enfants devaient parcourir plus d’un kilomètre pour rejoindre l’école maternelle. Pour des enfants de trois ou quatre ans, ce trajet quotidien était un véritable obstacle.
Un nouveau centre a donc été construit au cœur du village, sur un terrain donné par un habitant. Pensé pour les jeunes enfants et le climat local, le bâtiment utilise notamment la terre compactée, qui aide à maintenir une température plus agréable à l’intérieur, été comme hiver.
Un jeu, une nouvelle école, une enseignante qui prend le temps, un bâtiment pensé pour les enfants : les réponses peuvent être très différentes. Ce qui compte, c’est qu’elles correspondent à ce que vivent les enfants et à ce qui peut leur permettre d’avancer.
