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August 7 2017

Des écoles de village pour lutter contre le décrochage scolaire

Inde – Tous les  matins, Sonmati Kumari et ses deux petits frères, Anuj et Sanoj, traversent leur village, Habipur,  pour se rendre à l’école, ouverte il y a trois ans par Karuna-Shechen. Ils y retrouvent leurs 135 camarades de classe. Sans cet établissement, la majorité d’entre eux serait en situation de décrochage scolaire.

Sanoj, 5 ans, Anuj, 6 ans, et Sonmati, 12 ans

Il y a encore un an, Sonmati fréquentait une école privée, non loin de là. Mais, du jour au lendemain, les frais de scolarité sont passés de 150 roupies à 5000 roupies. Une véritable fortune pour son père, vendeur ambulant, et sa mère, travailleuse agricole saisonnière.

Grâce à notre école de village, Sonmati a pu poursuivre ses études, gratuitement. Les mathématiques sont sa matière préférée et, plus tard, elle espère devenir institutrice.

En Inde, nous gérons trois établissements primaires informels de campagne. Nous les avons surnommés écoles ‘babua’, en référence au doux surnom donné aux enfants dans cette partie du monde.

Les instituteurs sont recrutés et formés par nos équipes. Sarita Kumari , 22 ans, est l’une d’entre eux. Elle enseigne les matières de base aux enfants d’Habipur, du lundi au samedi, de 9h à 13h,

«  Sans cette école, la majorité des enfants du village n’aurait pas accès à l’éducation et resterait illettrée, » explique Sarita. « Les établissements privés sont bien trop chers et l’école publique est éloignée et de mauvaise qualité. Alors, les enfants cessent d’y aller. »

Sarita, enseignante, école primaire babua de Habipur

Nos écoles, bien que sommaires, sont des lieux de vie où les enfants viennent avec plaisir pour apprendre, et pour participer à des activités extra scolaires.

À l’école babua de Dema, tous les samedi, nous organisons des activités sportives. Et, l’an dernier, nous avons emmené les élèves à Bodhgaya pour assister au spectacle Alice aux pays des merveilles. Une première pour les enfants : la plupart n’avait jamais quitté leur village !

« Ce que je préfère dans cette école c’est que je peux apprendre tout en m’amusant, » explique Sushma, 12 ans, élève à l’école de Dema. L’an dernier, Sushma avait interrompu ses études car le long trajet jusqu’à l’école publique du village voisin était devenu trop dangereux pour une petite fille de son âge.

Grâce à vos dons et à votre soutien, Sushma et Sonmati peuvent poursuivre leur scolarité en toute tranquilité. Merci pour elles et l’ensemble de leurs camarades de classe !


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