Prévention du prolapsus au Népal

Prévenir le prolapsus utérin à travers des soins appropriés et l'éducation à la santé féminine.

Dans les campagnes du Népal, près de 25% des femmes souffrent de prolapsus des organes pelviens (POP). Non-traitée, cette condition peut entrainer de graves conséquences sur la santé des mères, et donc sur l’ensemble de leur communauté.

Fort de ce constat, et de la nécessité de venir en aide à ces femmes, Karuna-Shechen a établi un partenariat avec trois ONG népalaises. Nous avons lancé un programme de sensibilisation et de dépistage du POP dans cinq districts du Népal : Baglung, Dhanusha, Surkhet, Bardiya, Morang et Sunsari.

Dans ces régions, où les questions de santé féminine s’accompagnent souvent d’un fort sentiment de honte, nous travaillons avec nos partenaires locaux afin de changer l’attitude des communautés à travers l’organisation d’évènements et de séances d’information. Nous organisons également des camps de dépistage et visites à domicile pour les femmes et leur donnons accès aux traitements dont elles ont besoin.

Un POP se produit lorsque les muscles pelviens et les tissus conjonctifs s’affaiblissent. L’utérus peut alors s’affaisser, entraînant parfois l’affaissement d’autres organes.

Dans les zones rurales du Népal, des grossesses précoces à répétition, suivies d’accouchements sans accompagnement médical et d’un retour aux champs sans repos, contribuent fortement à la prévalence de POP chez les paysannes.

Parmi celles atteintes, 82% éprouvent des difficultés à s’assoir, 79% à marcher et 89% à soulever des objets, selon une étude de Fonds des Nations Unies pour la Population.

Grâce à votre soutien, nous améliorons la vie de milliers de mères népalaises et prévenons de nouvelles tragédies. Au vu du succès de ce projet, le gouvernement népalais a décidé d’inclure notre programme de prévention du POP dans son cursus national de santé publique.

Pour en savoir plus :

Népal : Une tragédie silencieuse

La nouvelle vie d’Amina

POP : Ce que nous avons accompli en 2014

Témoignage : Avidevi Chaudhary vous remercie !